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29/10/2008

Tribulations immobilières bruxelloises

Bas_fonds.jpgUn ingénieur vient travailler à Bruxelles. Il fait les agences pour acheter un appartement. Il passe par un notaire, signe un compromis, verse les 10% d'accompte et apprend la veille de la signature, par hasard, que l'appartement souffre de défectuosités. Bruxelles a aussi développé une politique de dissuasion. Celle du logement.


L'ingénieur propose une annulation amiable de la vente. Elle est refusée par le vendeur oublieux d'avoir précisé l'existence des défectuosités aux notaires et à l'agent. Obligé de prendre un avocat, l'ingénieur reste pendant ce temps dans sa résidence hôtel. Il est obligé d'en changer au pied lever parce, quand celle qui le logeait lui apprend qu'elle a oublié de lui préciser avoir loué son studio à quelqu'un d'autre.

L'avocat de l'ingénieur propose au vendeur un nouvel accord amiable, rejeté également, l'obligeant d'engager une procédure devant le tribunal. Le vendeur se ravise alors et sollicite à son tour un accord amiable. L'ingénieur accepte mais il reste sans nouvelle. Interrogeant son avocat, l'ingénieur apprend que le vendeur n'a pas répondu et qu'il est parti en vacances...

L'ingénieur cherche pendant ce temps un autre appartement, à louer cette fois. Il en trouve un après de très nombreuses visites décevantes. A peu près tout est mis en location.

L'agent immobilier lui réclame de verser immédiatement en liquide un premier mois de loyer. L'ingénieur donne son congé à sa nouvelle résidence hôtele qui lui avait perdu son courrier plusieurs semaines... Il fait venir sa famille en prévision de l'emménagement. Fait les démarches pour la garantie locative et apprend que l'agent lui refuse les clefs tant que la garantie locative n'est pas effectivement versée... contrairement  aux textes et à ce que la banque lui a expliqué.

Pendant ce temps, les 10% de la vente sont toujours consignés chez un notaire depuis plusieurs mois et chez l'agent immobilier. Le vendeur ne semble pas être revenu de vacances.

Cette histoire est très résumée. Le lecteur s'inquiétera du sort des employés, des salariés, des ouvriers qui se retrouvent confrontés à une telle situation, sans les mêmes possibilité de se défendre. Les honoraire d'avocats sont une charge très lourde pour les petits budgets. Le règne de l'argent constitue une discrimination. Le lecteur s'inquiétera de la capacité de la capitale européenne à se mettre en accord avec les principes de l'Union.

Il est possible de tirer deux enseignements.

L'immobilier ne s'effondrera pas. L'anecdote montre que le secteur est déjà bien en ruine. L'autre leçon est de ne pas croire - ou essayer de se rassurer en se disant - que tout va mal seulement à cause de la conjoncture, à cause des autres...

Fortis serait-elle un épiphénomène ?

Amoenitates Belgicae.

 

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