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10/05/2008

BHV

016b9e2653776beabbad5615fed4646c.jpgCombien d'électeurs se sentent vraiment concernés par le débat Bruxelles Hal Vilvorde et le placent prioritairement dans leurs soucis quotidiens avant l'emploi, la hausse des prix, la santé ?  5%, 10%, 15% ... ?


Ce problème n'est jamais abordé. Il est pourtant fondamental en permettrait de mesurer la concordance du discours politique  et des soucis de l'électorat.

C'est en cela que la question du BHV est intéressante. La convergence des préoccupations du pays légal et celles du pays réel. C'est en tous les cas l'interrogation qui ressort des différents articles d'opinions publiés récemment, témoignant d'une certaine lassitude.

 

NdR : un encart dans La Libre Belgique précisait que seul 9% des Flamands se sentent concernés par la question, ce qui fait environ 540 000 Belges sur 9 millions 

07:10 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Belgique, politique

Commentaires

C'est bien tout le problème de la légitimité de tels gouvernements.

Même si, dans les programmes des partis élus, nous retrouvons des tranches de communautaires, ma conviction est que ce ne sont pas sur ces points là que le peuple élit ses représentants.

A mon sens, à l'exception de quelques fanatiques, la majorité des gens votent pour des programmes socio-économiques.
Le fait que le gouvernement ne se préoccupe que de la partie institutionnelle (ce n'est pas entièrement vrai bien sur) ou, à tout le moins, y consacre un maximum d'énergie m'apparait bien inquiétant.
Il s'agit d'un dévoiement de la démocratie. Bien sur, les partis peuvent dire: "nous avons été élus pour ça, cela figurait dans notre programme"... oui.. mais pas que...

On capture donc l'expression démocratique pour son seul pouvoir personnel. enfin... expression démocratique... à voir qui rédige les listes...

Réponse au commentaire :

Merci pour votre attention

L'argument selon lequel l'électorat se déterminerait par rapport au contenu "socio-économique" du programme paraît optimiste.
Une élection se gagne par les votes indécis, sur la marge, soit 5% du corps électoral, dans un système majoritaire. Le scrutin proportionnel permet toutes les fantaisies. L'électeur est séduit par les effets d'annonce flattant plus son intérêt que son sens civique. Le "marketing politique" témoigne de l'adaptation de la communication électorale au consumérisme.
Votre appréciation sur la fragilité du système démocratique reposant sur l'arbitraire des partis dans la désignation des candidats est en revanche très pertinent et mériterait d'être débattu.

Écrit par : Chaos Theory | 14/05/2008

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