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05/05/2008

Bolivie, la parabole des riches et des pauvres

d6098f5df2b4f1b81eb9c6c0c85a5edb.jpgLa province de Santa Cruz, en Bolivie, vient de voter à 80% son autonomie. C'est la province de Santa Cruz qui est à l'origine du référendum.

Cette province a la réputation d'être la plus riche du pays. Elle est la plus étendue.


Le président de la Bolivie Morales prône une politique de solidarité. La richesse des uns doit permettre d'aider les plus démunis.

Cette logique est de plus en plus décriée, mise en cause. Elle est dénoncée comme progressite. L'échec du communisme sert d'argument définitif.

La solidarité est une vertu d'essence chrétienne : la charité. L'amour du prochain conduit naturellement à s'inquiéter des plus démunis. Le but de toute société est de permettre à chacun de vivre harmonieusement (Cf Deus Caritas est).

Certains, dans leur tentative d'émancipation ou de rejet de Dieu, ont pensé pouvoir réduire en abstractions ou principes juridiques les vertus. Ils leur ont donné un nom bien faible à l'original qu'ils prétendaient substituer : liberté, solidarité, fraternité, égalité. Les nations qui s'en réclament les violent (voir les décisions de la CEDH). L'orgueil a conduit à prétendre tous ces prinicpes comme une invention, un progrès, pour en nier l'inspiration véritable.

La croyance en le progrès a conduit paradoxalement au but opposé qu'il poursuivait en favorisant l'égoïsme et a directement participé à la consécration du règne de l'argent, donc à l'exclusion.

C'est cette dérive générale qu'illustre le mouvement de rejet des provinces pauvres par les provinces riches. Il n'est pas propre à la Bolivie. Elle sévit dans les pays d'Europe où des provinces riches rejettent celles supposées plus pauvres, parce que coûteuses, apparaissant donc inutiles...

La province de Santa Cruz est riche pour ses ressources naturelles en gaz notamment.

Dans ce contexte, 80% de votes favorables à l'autonomie sont-ils plus l'expression libre d'une volonté populaire que le résultat d'une campagne orchestrée dans le sens des intérêts d'une multinationale quelconque, dont le seul soucis est de s'assurer l'exploitation des gisements.

L'histoire contemporaine témoigne d'exemples nombreux où le destin des populations pèse peu comparé aux intérêts de quelques entreprises ; qui se distinguent dans le financement des campagnes électorales des "grandes démocraties" : L'Irak, le Biaffra, le Timor, le Darfour, le Chili, ...

Qui bono ?

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