Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

18/04/2008

La société d'information

3daf2eb3c37867a93080bb90e671f670.jpgLa page débat de la Libre Belgique du jeudi 17 avril 2008 évoque les difficultés d'interpréter l'actualité devant la production exponentielle d'informations provoqué par les NTIC (nouvelles techniques d'information et de communication).

Les effets pervers de l'intrusion de l'électronique dans l'information sont réguliers : la crise financière des subprimes est partie d'un avis d'une agence de notation reprise ausitôt, le scandale de la société générale comme celui de la Barrings ont démontré la superficialité du système.


L'accès instantané à l'information modifie les comportements. Le "consommateur" ne sinquiète plus sur son acquisition mais s'interroge sur son anticipation. Le succès des outils d'aide à la décision souligne cette tendance.

La course à l'anticipation conduit paradoxalement à ne plus vérifier l'information qu'on reçoit instantannément, alors que ce gain de temps devrait permettre de le faire. La presse en est parfois victime dans sa quête du "scoop".

Le "marché" de l'information- de la communication - est celui de la publicité. L'information n'est que le produit d'appel de la pub. Cela contribue à ce que la forme l'emporte sur le fond et que la rumeur s'impose à la vérité. Elle s'installe, circule et se reproduit à la vitesse de l'électron. L'emploi du mot "information" devrait donc être réservé exclusivement à ce qui est vérifié, confirmé par des références précises. Reste aussi à s'interroger de la validité des médias qui favorisent l'image sur l'analyse.

Si les NTIC ont l'inconvénient de favoriser l'erreur ou d'amplifier la rumeur ; elle permettent en revanche - grâce à internet - d'accéder à un formidable outil de connaissances et de vérifier auprès des sources officielles  la réalité de l'information.

Faut-il encore le vouloir et que des sources fiables se préoccupent de le permettre. C'est un encouragement pour les universitaires - et les universités - à mettre en ligne le résumé de leurs travaux ou de leurs publications. Il est triste de voir les sites des universités ne pas mettre en avant ce qui fait tout l'intérêt de les fréquenter.

Les commentaires sont fermés.